
Dimanche 14 juin – 8H55
Je vous préviens par avance, asseyez vous confortablement et prenez du temps car cet article est long mais riche culturellement et visuellement parlant !
Une journée en solo pour visiter une manufacture de papier
EN ROUTE POUR VERLA

Il y a deux semaines, Anne-Mari m’avait parlé de la manufacture de papier de Verla. Non, rectification, elle ne m’en avait pas parlé, elle m’avait envoyé un screen sur Whatsapp et le soir je lui avait posé plus de questions. En fait cette manufacture est l’une des premières de Finlande et elle est aujourd’hui classée monuments historiques à l’UNESCO. Anne-Mari l’a visité plusieurs fois quand elle était petite (c’est à trente minutes de là où vivent ses parents) et elle adore le parc, le contexte et trouve les bâtiments très jolis donc elle me l’a fortement recommandé. À mon arrivée, je me souviens d’un week-end où elle était allée chez ses parents et elle avait visité la manufacture de papier qui remplace aujourd’hui celle de Verla (elle ne la remplace pas physiquement mais a pris la suite de la production dans d’autres locaux, en plus grosses quantités et surtout à l’exportation à l’international et non seulement à l’Europe) car il y avait des portes ouvertes. Sur le coup j’aurais bien aimé aller avec eux (les filles et Aapo étaient aussi de la partie) et puis ensuite l’idée d’en visiter une m’était complètement sortie de la tête alors que c’est quand même l’un des marchés le plus important du pays. Avec ces quelques week-ends encore disponibles j’ai donc réussi à glisser la visite de Verla le samedi 13 juin !

J’avais proposé à mes copines au pair de m’accompagner mais elles avaient déjà toutes quelque chose de prévu. Ella allait au cottage avec ses parents pour le week-end alors finalement je m’étais décidée à poster un message sur la conversation Whatsapp des jeunes filles au pair de Finlande. J’ai reçu un message de l’une d’entre elles qui était partante et finalement la veille elle a dû annuler car problèmes de filles obligent … (chacune son tour !). Tant pis, j’y suis allée seule, je suis partie à 10H45 pour quasiment deux heures de route en direction de Kouvola. Je suis arrivée à 12H36 sans être bien sûre que j’étais au bon endroit car cela ne ressemblait pas à la photo d’Anne-Mari (en fait c’était l’autre façade qu’elle m’avait envoyé) et puis en plus je pensais que Verla était le nom de la manufacture mais en fait c’est le nom du village où se trouve la manufacture ! Du monde, un parking, un cours d’eau, je me suis garée et je suis allée voir, j’étais bien au bon endroit !


Au bord de la route il y avait cette grande maison bleue qui était en fait la maison du fondateur de la manufacture et puis derrière il y a un grand parc avec les bâtiments anciens de la manufacture utilisés aujourd’hui comme musée, restaurant, salle d’exposition, accueil, petit magasin. Je me suis rendue à l’accueil pour acheter un ticket où j’ai pu à nouveau utiliser ma carte des musées et acheter mon magnet. En discutant avec la dame elle m’a proposé une visite en anglais il a juste fallu que j’attende sa supérieur pour voir si c’était vraiment possible. J’y suis retournée et elle m’a proposé de la retrouver à 13H30 devant l’accueil. J’avais alors 45 minutes pour faire le tour de la propriété et j’ai pu « rentrer partout où les portes étaient ouvertes » (c’est ce qu’elle m’avait dit !). Il y avait l’exposition des différents produits fabriqués par l’entreprise UPM qui a pris la suite de la manufacture Verla, il y avait le restaurant/café où je ne me suis pas arrêtée, les petits magasins d’artisanat avec la majeur partie des objets fabriqués en bois. En contre bas un petit bâtiment tout neuf fait en matériaux bio mais je n’ai pas vraiment compris le principe 🤔. Je suis remontée à l’accueil et me suis assise sur le banc devant pour manger ma banane 😜.

À13H20, la dame est venue me voir en me disant que j’étais la seule personne souhaitant une visite en anglais et que donc nous pouvions commencer maintenant, trop bien j’allais avoir une visite privée du musée 🥳. Car oui le musée ne se visite qu’avec un guide, il n’y a quasiment pas de panneaux explicatifs dans le tour que nous avons fait. En premier lieu il y a une salle avec un petit film de 10 minutes je pense qui explique tout le fonctionnement de la manufacture avec des vidéos de l’époque, et donc les machines encore en service. Elle m’a mis le film en français comme j’étais seule donc j’ai pu tout bien comprendre. Et puis ensuite nous sommes passées de salle en salle et de machine en machine. À la fin de la visite j’ai beaucoup remercié la guide qui m’a souhaité bonne continuation et que j’avais bien de la chance d’être ici tout le mois de juin car il est particulièrement exceptionnel niveau météo.
LES MACHINES POUR PASSER DE TRONC D’ARBRE À FEUILLE DE CARTON

D’abord il faut savoir que les troncs d’épicéa étaient acheminés souvent par bateau. Il y a le lac Uitelmus qui passe au bord et en suivant les rivières et les canaux, il est possible de descendre jusqu’à Kotka au bord de la mer Baltique proche de Helsinki. Les troncs d’arbres étaient sortis de l’eau par un tourniquet tracté par les chevaux puis hisser sur un wagon et grâce à des rails les wagons pouvaient arriver jusqu’à la porte d’entrée de la manufacture. L’ensemble des bâtiments est muni de rails au sol et il suffisait donc de pousser le charriot pour qu’il soit emmener à l’endroit suivant.


Une fois dans l’enceinte, les troncs d’arbres étaient coupés en morceaux de 50cm à l’aide de la scie circulaire et l’ouvrier avait dans sa main un outil pointu lui permettant de piquer le tronc et de le faire avancer jusqu’au taquet pour couper le morceau suivant. Il était connu que ce soit la machine la plus dangereuse car imposante et avec une énorme roue mais il n’y a finalement eu aucun accident. Juste à côté, se trouve la machine à écorcer qui elle était beaucoup plus dangereuse car il fallait mettre ses doigts dans un certain sens. Elle a fait quelques dizaines d’accidents et permettait aux finlandais de reconnaître les hommes travaillant dans la manufacture de papier car il leurs manquait des bouts de doigts ! L’écorçage était un processus important qui permettait d’enlever toutes les impuretés du bois. Ils obtenaient alors un produit plus blanc et n’avaient donc pas besoin de produit de blanchiment.

Ensuite les morceaux de 50 cm passaient dans l’une des deux machines nommées défibreur à meule. Ces machines ont été fabriquées en Finlande et chacune avait son propre opérateur et grâce à ses 8 poches autour de la machine faisait ressortir le bois en petits copeaux. Chaque machine défibrait entre 15 et 17m³ de bois, elles ne fonctionnaient qu’à l’aide de l’énergie hydraulique, elles n’ont jamais fonctionné avec l’électricité bien que l’usine ait fonctionné jusqu’en 1964. Il faut savoir que l’usine a été construite au bord du canal et donc il s’en servait énormément.

Une fois le bois réduit en pâte, il coulait naturellement vers la machine de triage qui apurait la pâte de ses copeaux et autres morceaux résiduels et le reste de la pâte descendait alors vers un classeur. À ce moment-là c’était au tour des femmes de rentrer en action. Jusqu’ici c’était plutôt des hommes en poste mais les femmes étaient aussi très nombreuses dans l’enceinte de l’usine. Elles récupéraient donc la pâte pour la verser dans l’une des huit machines à carton munies d’un énorme cylindre qui venait prendre de la pâte, tournait pour la faire épaissir et sonnait quand il fallait couper pour passer au suivant, les femmes coupaient et décollaient à l’aide d’un bâton de genévrier les feuilles avant de les déposer sur la table. Tous les 5cm elles intercalaient une plaque de métal et déposaient ensuite le paquet sur le wagonnet. Les charriots étaient ensuite pousser jusqu’à la presse pour être presser et extraire l’eau, ils étaient hyper lourds. Chaque machine avait sa propre sonnerie donc les femmes savaient si c’était la leur ou non. Sur chaque cylindre il y avait 4 feuilles de 70×100 cm.
Une fois pressé, les charriots étaient emmené à l’ascenseur pour être acheminés à la salle de séchage. Il y a donc une grande cheminée, elle était remplie avec les copeaux de l’écorçage et parfois d’autres bois et au dessus il y avait la sècherie. Les feuilles étaient suspendues par des taquets, il fallait être petite (car là encore ce sont les femmes qui avaient cette tâche) et habile et surtout résistante car il pouvait faire jusqu’à 75°C dans le début du séchage qui durait jusqu’à quatre jours. À la belle saison elles avaient le droit d’aller se baigner dans le lac pour se rafraichir car elles restaient sur place les quatre jours avant d’être remplacées par une autre équipe.

Direction l’atelier de lustrage ! Les feuilles étaient redéposées dans les wagonnets et acheminées dans les calandres. Les feuilles de cartons étaient alors compressées dans ces fameuses calandres par leur passage entre les rouleaux chauffés à la vapeur. Les faces des feuilles de cartons prenaient alors un aspect légèrement brillant. J’ai failli oublié cette étape car c’est la première machine qui nous est expliquée après le cours film. Je trouve qu’elle n’y a pas trop sa place car finalement ensuite je l’ai bien vite oublié alors que tout le reste des opérations est dans l’ordre chronologique. Mais lorsque la dame me l’a présenté, elle me l’avait bien expliqué !
Le travail se poursuit avec la salle de tri. Les feuilles arrivaient toujours sur les wagonnets et elles étaient alors pesées et triées une par une car en salle de séchage elles avaient été mélangées. Dans l’étagère pour déposé les feuilles, il y avait une échelle à suivre pour que chaque paquet fasse 50kg, quelque soit l’épaisseur d’une feuille. C’était un travail très minutieux et l’employée qui y est restée le plus longtemps, a occupé ce poste pendant 51 ans et demi soit après ses soixante dix ans, et l’on peut voir aujourd’hui la marque de ses deux pieds tellement elle a creusé le bois du plancher.

La dernière étape est l’emballage qui se trouvait au même étage que la salle de tri. Les feuilles étaient conditionnées en balles de 200kg, expédiés ensuite partout en Finlande puis à l’exportation en Russie, en Europe et un peu plus aux États-Unis. Les cartons épais servaient pour faire des couvertures de livres tandis que les plus fins partaient pour la fabrication de boîte en carton. En moyenne, par an, l’usine produisait 2 000 tonnes de carton. Au fond de l’atelier, il y a l’atelier du contremaître qui avait en charge le contrôle de la qualité du carton, la livraison des balles, l’achat des pièces de rechange pour les machines et la distribution des salaires des ouvriers. Il faisait aussi ses propres mesures et expériences dans cet atelier totalement ouvert sur le reste de l’étage par de grandes verrières. La manufacture avait aussi son propre atelier pour réparer les pièces cassées, ils étaient complètement autonomes et lorsqu’ils ont eu accès à l’électricité, ils ne s’en servaient pas beaucoup pour s’éclairer car les pièces étaient très lumineuses, avec des grandes fenêtres. Le directeur de l’usine avait son bureau dans sa propre résidence qui était à l’entrée du parc.
LES STOPS SUR LA ROUTE DU RETOUR

À la suite de cela je n’avais toujours pas mangé mon repas de midi, je n’avais pas spécialement faim mais je voulais quand même manger avant de prendre ma route du retour et le spot ici était vraiment chouette alors je suis allée à la voiture récupérer ma salade et un peu plus loin il y avait un ponton sur l’eau vers lequel je me suis avancée et même un genre banc donc voilà parfait combo ! Bon en fait ce n’était pas le meilleur endroit car en face de moi ce tenait un énorme rocher où autrefois avait été dessiné à la peinture le travail des hommes et des chevaux. Les dessins ne sont plus visibles car effacés avec le temps mais tout le monde est venu lire le panneau mais je ne me suis pas laissée perturber et ensuite j’ai repris la route.
Pour rejoindre Lahti, il y avait deux routes différentes mais j’ai voulu emprunter la même que le matin car j’avais repéré deux spots où je voulais m’arrêter. Le premier était l’écluse d’un canal ou peut-être un barrage car en soit le canal avait vraiment l’air à la même hauteur des deux côtés. Je suis descendue voir sur le premier côté l’espèce de mastodonte et ensuite un peu plus loin il y avait un escalier en bois qui descendait jusqu’en bas au canal et j’avais vu un couple y descendre alors j’ai voulu faire pareil. Une fois arrivée en bas de l’escalier je les ai croisé et le gars m’a dit quelque chose mais à part comprendre « hyvä » c’est à dire « bien » donc en clair il devait me dire que c’était très beau je n’ai rien compris d’autre ! Je suis allée jusqu’à l’intérieur du pont depuis lequel j’ai pu prendre la photo que je vous ai mise en couverture ! Voyez comme il faisait beau cette journée et comme ça valait le coup de faire toute cette route et ces courtes haltes.
Ensuite j’ai tout remonté, je suis remontée dans ma voiture direction le deuxième endroit qui n’était autre qu’un grand lac qui m’avait l’air bien sympathique car depuis la route j’avais aperçu un petit port. Et en fait tout le long il y a des bateaux d’accostés car il y a un petit café et en pleine saison il est blindé, de gens en voiture, de motards ou de gens en bateau, avec une petite plage donc pratique pour la baignade. Une super vue, une petite glace et ça repart pour la suite du trajet, je n’ai pas fait tout cela, j’ai juste marché un peu plus haut pour aller voir le point de vue depuis le pont. Et puis j’ai repris la fin de la route longue, longue et encore longue jusqu’à la maison car c’est l’autoroute à 120 km/h donc assez ennuyant !

The Island hopping in french, german and english
UN REPORT D’UNE SEMAINE QUI VALAIT BIEN LE COUP

Je voulais absolument aller visiter l’île de Suomenlinna, c’est un incontournable en venant autour de Helsinki, mes copines au pair y avaient été à l’automne et c’était magnifique donc me voici au printemps quelques jours de partir et je n’y étais toujours pas allée ! J’ai donc réuni sur une conversation Whatsapp plusieurs de mes copines d’ici, qui ne se connaissaient pas forcément pour leurs proposer d’y aller ensemble le samedi 6 juin. Et puis finalement ça ne s’est pas fait du tout car il avait fait beau toute la semaine mais pour le samedi il annonçait pluie TOUTE la journée… Nous avons reporté à la semaine suivante. Mais là encore pas facile, aller sur l’île était l’occasion pour moi de rencontrer Pauline une française à Tampere avec qui j’ai discuté pendant le confinement. Malheureusement la semaine suivante plus de filles étaient disponibles le dimanche et elle avec les bus ce n’était pas du tout pratique (il y a très peu de bus qui circulent, je ne dirais plus pourquoi 🤣). Je n’ai donc pas rencontré Pauline mais elle habite en Bretagne donc pourquoi pas un jour !
La veille j’étais allée visiter la manufacture de papier, j’avais posté un message sur le groupe de jeunes filles au pair et l’une d’entre elle m’avait répondu positivement et au dernier moment elle n’avait pas pu venir alors je lui avais proposé de se joindre à nous le dimanche. Je n’en avais pas parlé aux autres filles mais je savais que ça ne poserait pas de souci 😊. Nous devions retrouver Marianna (elle est ukrainienne j’étais trop heureuse de rencontrer une nouvelle ukrainienne, je n’ai pas rencontré d’autres au pair ukrainienne mais je fais référence à Anastasya, une fille que mes parents ont hébergé et avec qui nous sommes toujours en contact 🧡) sur le port, quand nous sommes arrivées elle n’était pas là alors je lui ai expliqué où nous étions, nous avons pris nos tickets, nous avons attendu cinq minutes encore, elle m’avait dit qu’elle devait arriver dans cinq minutes. Nous étions un peu stressées car le bateau partait dans cinq minutes et le suivant n’était que dans 1h et il était déjà 12H00 … Je lui dis que nous montions sur le bateau, qu’elle nous rejoigne à l’intérieur. Et puis le bateau est parti … sans Marianna à bord. J’étais désolée pour elle mais elle avait un retard de 45 minutes donc bon pas de notre faute !
De base, je pensais simplement prendre le bateau pour aller sur l’île de Suomenlinna et en fait quand j’ai retrouvé les filles, Clara avait fait quelques recherches et avait trouvé un bateau avec une excursion sur trois îles pour 12€ alors que le simple c’est 8€, les filles étaient aussi partantes il nous fallait maintenant décider l’ordre d’arrêt ce qui n’a pas été simple mais dans la suite de l’article je vous l’ai écrit chronologiquement ! Pour le premier trajet en bateau nous n’avons pas eu de place sur le toit à l’extérieur et au vent à cause de notre hésitation et de l’attente de Marianna.

L’ÎLE DE VALLISAARI

C’est donc sur cette île que nous nous sommes arrêtées en premier. Nous avons suivi le groupe de personnes devant nous car nous ne savions pas vraiment ce qu’il y avait à voir. Sur la carte, un itinéraire était proposé et permettait de voir un maximum de choses alors nous avons pris cette option. L’île est majoritairement forestière donc ombragée et il y a quelques vestiges de la guerre notamment un fort sur lequel nous avons pu monter et qui donne une vue splendide sur la mer, Helsinki et les autres îles. Nous avons continué tranquillement jusqu’à ce que Clara nous dise que dans 20 min il y avait un bateau qui passait et allait à Suomenlinna et alors nous avons accéléré le pas car il ne reste plus grand chose à voir et surtout le suivant n’était que 45 minutes après !
L’ÎLE DE SUOMENLINNA

Deuxième étape de la journée ! Nous avons réussi à être assise en haut sur le bateau 😊. Beaucoup plus de monde mais par ce que c’est hyper populaire, les gens viennent pour la journée et il y a plusieurs points d’accès. Aucune de nous n’était déjà venue alors nous sommes allées à tâtons ! Le premier arrêt était dans la boutique de souvenirs car elle était au pied du ponton où nous a laissé le bateau 😜. J’ai repéré mon magnet mais je ne l’ai pas pris en me disant que nous repasserions sûrement où que j’en trouverai ailleurs. Et puis nous sommes reparties pour nous trouver un endroit pour grignoter quelque chose (j’avais bien fait de manger un petit déjeuner avant de partir !).

Les endroits sont super beaux avec la mer en fond à chaque fois 😍. Nous nous sommes arrêtés au Café vanille, Clara a pris une part de cheesecake à la mangue, Annika une part de carotte cake et Lioba et moi un pain à la viande. Tout le monde a aimé son encas alors nous sommes reparties. Petit stop dans l’église anciennement orthodoxe et à cause de la guerre, elle a été partiellement démolie et est devenue luthérienne. Nous sommes descendues jusqu’au port, celui où les bateaux arrivent directement de Helsinki sans détour sur une autre île simplement pour voir la vue !
Sur le reste de ce côté-ci il n’y avait plus vraiment grand chose d’intéressant à voir alors nous avons rebroussé chemin pour retourner au cœur de l’île en s’arrêtant à nouveau dans le magasin de souvenirs (j’ai cette fois-ci pris mon magnet) et nous en avons profité pour visiter le musée sur l’histoire Suomenlinna. C’était une grosse forteresse au moment de la guerre et elle a été énormément détruite, le moulin n’a d’ailleurs pas été reconstruit et sur l’une des façades, il reste des canons et des remparts dans lesquelles nous pouvons rentrer.

Après le musée nous sommes allées sur la deuxième partie de l’île et là nous avons pris une baffe en pleine tronche tellement c’était juste incroyablement magnifique. Il y avait une petite plage avec des gens qui se baignaient donc en train de bronzer sur les rochers, enfin des gens partout avec un air de vacances (mais normal ici ce sont les vacances !). Et alors nous avons trouvé un super spot pour faire des photos avec un mélange de fleurs jaune, de mer bleu et de ciel bleu trop top !!!
Nous avons terminé le tour par les vestiges avec les fenêtres pour placer les canons. D’un coup alors que nous discutions avec Clara nous nous sommes arrêtés car au dessus il y avait un groupe de messieurs et nous n’étions pas sûre de la langue que nous avions entendu. J’ai fait « chuuuut » aux filles et là d’un coup gros fou rire entre nous car oui ils parlaient français ! Je ne me souviens plus quel mot nous a permis de l’identifier mais c’était un mot peu commun et nous étions vraiment mortes de rire alors que Lioba et Annika ne comprenaient rien ! Nous sommes arrivés à un nouveau point d’amarrage, un bateau devait arriver dans 10 minutes alors nous nous sommes posées au soleil, avons constaté nos nombreux coup de soleil chacune puis nous sommes montées sur le haut du bateau en direction de Lonna.
L’ÎLE DE LONNA
Le texte va être aussi cours que le tour ! Sur cette île il n’y a qu’un sauna, un café, et des oies 😆. Le tour était donc fait en dix minutes et les dix autres minutes où nous devions attendre le bateau, nous avons pu poser nos fesses dans des chaises en bois sur la micro plage devant le ponton. Je n’avais qu’une seule envie c’était d’enlever mes chaussures et mes chaussettes mais je savais que je n’arriverai pas à les remettre.
LA FIN DE L’APRÈS-MIDI

Dans l’après-midi, les filles m’avaient dit qu’elles voulaient manger sur Helsinki le soir et comme c’était la dernière fois que je les voyais je voulais profiter à fond alors je les ai suivi. Au début elle voulaient manger dans le resto chinois qu’elles adorent (moi je n’avais pas trop envie car je ne trouve pas qu’il soit bon marché, genre pour le prix y a pas grand chose à manger …) et finalement je n’ai pas eu à négocier car en arrivant devant nous avons été refusé car ils fermaient. Il n’était que 18H45 mais dimanche en période de Covid-19 et donc beaucoup de choses ferment plus tôt soit à 19H00 pour ce dimanche. Mais le resto d’à côté, un thaï ne fermait pas et nous avons pu nous installer. Le service a été un peu long mais nos assiettes étaient copieuses et je me suis régalée comme jamais. J’avais pris un plat de pâtes thaï avec des légumes et un peu épicé (genre une flamme mais au final c’était largement suffisant), et je n’avais pas hâte de finir !!! Nous sommes retournées vers la gare et chacune est rentrée chez elle. J’avais entre temps envoyé un message à Anne-Mari pour la prévenir que je rentrerais tard, elle m’avait répondu qu’elle était aussi sur la route avec les enfants. Je suis arrivée à 21H00 à la maison et genre cinq minutes avant d’arriver je me suis fait flasher … tout ça par ce que je regardais deux voitures qui faisaient que de doubler à toute vitesse mais eux devant le radar ils ont bien ralenti ! J’aurai dû rouler à 50km/h, j’étais en dessous de 60 km/h c’est sûre, je l’ai de suite dit à Anne-Mari en rentrant et à l’heure qu’il est (vendredi 19 juin très tard dans la nuit) j’attends toujours un papier si c’est bien ce que j’ai vu !

Toutes les petites attentions que j’ai reçues pendant mon année
Je vais vous décrire la photo que vous voyez si dessous ! Dès mon arrivée, il y avait dans ma chambre une tasse Moomin, une serviette pour les mains Moomin aussi, deux tablettes de chocolat Fazer que la famille m’offrait en signe de bienvenue. Par la suite, multiples occasions sont bonnes pour recevoir des cadeaux, certains ont déjà disparu car je suis bien trop gourmande mais environ vers Noël, j’avais reçu d’une alsacienne un colis de bonnes choses mais le chocolat et les gâteaux ont disparu il ne me reste plus que les bougies (les boucles d’oreille et la carte que j’ai oublié de mettre mais auxquelles je pense maintenant en vous écrivant). Et puis mon amie Sarah, m’a confectionné un porte gourde avec ce joli tissu fleuri et coloré dont je ne me suis peu servi pour le moment car lors de la plus part de mes excursions je pars avec mon sac à dos ! À Noël j’ai été aussi bien gâté, le papa de Anne-Mari m’a offert un lutin cale-porte, ce lutin est très présent au moment de Noël, je l’ai retrouvé sous plusieurs formes. Sa maman m’a offert une paire de chaussettes qu’elle avait elle-même tricoté. Par ma famille, j’ai reçu cette taie d’oreiller que vous voyez avec la housse de couette (que je n’ai pas mise car trop bien plié !) et dessus c’est le jeu Afrikan Tahti auquel j’ai énormément joué avec les enfants. Saki m’avait aussi offert un cadeau pour Noël avec un chouchou pour les cheveux et une paire de boucle d’oreilles toute droite venue du Japon et trop trop belle mais je n’ai pas pensé non plus à la mettre sur la photo 🙈 (en retour je lui avais ramené un petit carnet de Pologne). Et enfin pour mon anniversaire, la famille m’a offert des chaussettes et un porte monnaie de la marque Marimekko, hyper connue ici et représenté principalement par ces grosses fleurs. J’avais aussi reçu un colis de mes cousins avec des dessins de leur part, un livre (que j’ai soigneusement conservé pour lire pendant mon trajet retour) et un bracelet avec des pierres qui font quelque chose ! Voilà l’ensemble de cette photo, je suis sûre que j’en ai oublié mais je suis désolés par avance. Ah si et tout ce que j’ai pu recevoir mais que je ne peux pas mettre ici ce sont vos nombreux messages tout au long de mon année ❤🧡💛.

Mes petits souvenirs pour moi
Je n’ai bien évidemment pas tout mis car je vous en réserve pour la semaine prochaine mais ceux là sont surtout des objets et puis ce que je ne savais pas glisser dans une catégorie ! Le premier est malheureusement mon téléphone car mi-septembre l’ancien m’abandonnait et ne voulait plus charger, c’était la douche froide (allez lire si vous voulez l’article « Des petites choses quelque peu inhabituelles pour moi » https://aupairtuusula.travel.blog/2019/09/09/des-petites-choses-quelque-peu-inhabituelles-pour-moi/ et certainement un ou deux encore après car ça a duré un petit moment cette histoire), je vous rassure depuis je suis très contente de mon nouveau téléphone avec lequel je prends d’excellentes photos, je suis restée dans la gamme de mon ancien et n’est fait que prendre le modèle plus récent. Ensuite vous pouvez retrouver « ce gilet jaune » qui m’a bien servi cet hiver et que tout le monde porte ici, à vélo, en courant ou en marchant. J’avais acheté le jeu du Uno car ils en l’avaient pas et nous y avons beaucoup joué, par la suite, ils ont acheté le leur. J’aime beaucoup les Moomins et je me suis donc acheté une tasse en métal car j’aime beaucoup ça aussi et sur le thème de la neige bien sûre ! Le fameux livre en anglais où je n’ai lu que 3 pages … ma pochette de passeport, j’en voulais une depuis un moment, celle-ci était rigolote et pas chère elle fera l’affaire le temps qu’elle veut ! Et puis bien sûre ma collection de magnets 😁.

Ps : un objet s’est glissé sur cette image alors qu’il n’aurait pas dû ! Vous ne pourrez évidemment pas trouver lequel mais le jeu du Dobble que je n’ai pas acheté mais que Gaëtan m’a offert à Noël. Oui c’était le seul jeu qu’il a trouvé où il n’y avait pas d’écriture en polonais et auquel je pourrais jouer avec les enfants de ma famille. Ils ont beaucoup aimé y jouer quand nous étions au chalet pendant la semaine en Laponie ! J’y joue encore parfois avec Aapo.
Je ne peux pas m’empêcher de ramener des souvenirs à mes proches
Et puis voilà cette photo, alors bien sûre je ne vais pas vous dire quoi est pour qui sinon ça ne serait plus une surprise mais par contre je peux vous dire quels sont toutes ces petites choses. Il y a d’abord deux totebags sur le thème des cerises, très en vogue ici pendant le printemps, des tablettes de chocolat Fazer parce que quand même il est sacrément bon ! Des petites peluches rennes et chiens de traineaux tout droit venus de Laponie ainsi que le pot de miel et les deux petits animaux sculptés dans du bois. Le pot de confiture d’airelles vient de Lidl donc rien d’exceptionnel mais je sais qu’elle est bonne car nous en avons eu à la maison et J’ADOOORE 😜. Des bonbons car ils sont aussi trop bons et un pot de sable de l’île de Lauttasaari car je trouve ça super joli en élément décoratif et puis encore quelques babioles comme le tour de taille pour glisser son téléphone ou ses clef pour aller courir ou encore une petite barrette à cheveux et des autocollants enfin voilà tant de choses qui feront plaisir je l’espère 😉.

Enfin, il y a ses quelques livres que l’on m’avait offert avant que je parte, que j’ai lu pendant mon année, qui m’ont plus ou moins servi mais que je ne souhaite pas ramener car du poids pour rien dans ma valise (et en plus je déteste lire deux fois le même livre bien que j’aime les conserver dans une bibliothèque). Au début je pensais les emmener à la bibliothèque mais avec le Covid-19 j’ai peur qu’ils me les refusent, ensuite j’avais pensé au Second Hand Shop car je compte y laisser des vêtements et puis finalement j’ai eu une autre idée. Je sais maintenant que la prochaine jeune fille au pair sera française et donc je me dis qu’à ses heures perdues elle sera peut-être intéressée par la lecture. Je me souviens qu’à mon arrivée dans l’un des tiroirs de mon dressing, Paola (la précédente au pair) avait laissé quelques produits presque vides qu’elle ne souhaitait pas ramener faute de place. J’avais trouvé cela super gentil donc je vais faire pareil 😉.

Petit point météo et nouvelles fraîches du dimanche 21 juin
NON JE NE VAIS PAS CHANGER DE VOCATION !

Cette semaine, deux fois de suite avec Aapo, nous avons pu admirer un écureuil dans un arbre. Un soir en allant le chercher, comme vous le montre la photo, je l’ai vu et puis au retour quand nous sommes repassés devant l’arbre j’ai essayé de le trouver et il dormait sur une branche. J’étais assez impressionnée car il ne bougeait pas genre vraiment pas du tout alors nous nous sommes dit qu’il devait dormir bien profondément ! Nous parlions fort, bougions autour de l’arbre mais toujours pas de mouvement de sa part alors j’ai proposé à Aapo qu’il envoie un bâton en l’air pour le faire bouger. Il a fallu qu’il s’y reprendre à trois ou quatre fois avant que ça ne réveille l’écureuil. Et puis ensuite c’était jeudi soir alors qu’avec nous jouions dehors, juste avant Aapo avait trouvé une pomme dans l’herbe et il l’avait jeté à Emma la chienne des voisins (je ne sais pas comment elle avait fini ici car ce n’est pas du tout la saison et il n’y a pas de pommier à cet endroit-là) mais elle ne s’y était pas intéressée donc il l’avait laissé. L’écureuil lui l’a trouvé et la prise pour la manger dans l’arbre, il n’était pas très haut dans l’arbre alors quand nous sommes passés prêt de l’arbre nous nous sommes arrêtés pour le regarder et il n’a plus bouger. Quand je me suis approchée pour le prendre en photo il a lâcher sa pomme pour monter plus haut ! À notre retour il était à nouveau sur la même branche avec le reste de la pomme.
Je vous ai menti la dernière fois en vous disant qu’il n’y avait pas de pâquerette et de marguerite car lundi matin en allant promener Luna j’ai vu des marguerites au milieu des fleurs roses, j’étais trop contente 😊. Les fleurs changent chaque jour et c’est vraiment très très beaux. Je pense que dans les quelques jours à venir ça va encore bien changer car il a énormément plu dans la nuit de mercredi à jeudi un orage plus qu’impressionnant et une bonne partie du mercredi matin aussi. La terre en avait bien besoin, ça faisait quelques temps que nous n’avions pas eu de pluie comme cela. Je vais vous raconter un peu plus bas et surtout vous mettre des photos de mes nuits lumineuses ici ! En attendant je vous laisse encore regarder ces magnifiques photos de lupin. Il y a une chose que je ne comprends pas par contre c’est que ces derniers temps « les hommes de la ville » (bien qu’il y ait aussi des femmes) viennent tondre les bords de route, les étendues d’herbes derrière chez moi et lorsqu’il y a des fleurs ils laissent comme ça des petits bosquets sauf quand c’est cette plante, ils viennent la couper … J’ai appris en discutant que en fait les finlandais n’aiment donc pas cette fleur car elle n’est pas d’ici et elle se propage très rapidement et partout et empêche les fleurs locales de se faire leur place.

Cette semaine il a fait une chaleur abominable, un truc de dingue ! Le thermomètre est monté jusqu’à 27°C vendredi … comme chiffre ça ne parait pas énorme mais je peux vous assurer qu’ici c’est très chaud et puis en fait on ne s’est vraiment plus où se mettre, c’était presque insoutenable. Il a fait lourd par moment, l’orage a fini par éclater et c’était reparti de plus belle pour le week-end. En début de semaine, Anne-mari m’avait expliqué qu’il arrive que certaines années le jour de l’été (20 juin) soit exactement le même temps que le jour de Noël (25 décembre !) donc parfois ils ont de la neige, cette année ça n’a pas du tout été le cas 😁. Je vous montre la carte météo de jeudi il me semble et toute la page n’est que orange et rouge alors que cet hiver elle était verte et bleue voir violette en Laponie ! Et puis il y a ces petits feux un peu partout car le pays est en majorité boisé et il n’avait pas plu depuis le longtemps.
DES BALADES À VELO, UTILES !
Je dis utile car lorsque je vais faire un tour à vélo ce n’est jamais juste que pour le vélo sauf mercredi soir où j’ai essayé d’aller le plus vite possible et de ne jamais arrêter de pédaler ! Mais en gros jeudi l’objectif c’était de m’arrêter sur la partie retour car le seul tour à vélo que je fais c’est toujours le même : le tour du lac, un coup dans un sens un coup dans l’autre 😄. Et donc là j’étais partie par Järvenpää pour ensuite prendre Rantatie et pouvoir m’arrêter au musée Halosenniemi qui est la maison d’un grand peintre finlandais. J’avais fait des photos là-bas pendant mes quelques jours de vacances à Noël.

Depuis l’extérieur, la maison est déjà impressionnante mais l’intérieur est sublime. Tout en bois évidemment et dans son atelier qui est fait la pièce principale, il y a une grande baie vitrée qui donne vue sur le jardin donc parfait cadre d’inspiration je trouve. Pour visiter le musée, j’ai dû mettre des sur-chaussures (en plastique malheureusement) et puis il ne peut y avoir qu’une seule personne dans la pièce en même temps. Par chance, la maison est assez grande et il n’y avait pas trop de monde. J’y ai aussi acheté mon magnet de Tuusula (c’est aussi et surtout pour cela que je voulais absolument venir), il n’y a pas écrit Tuusula dessus mais c’est l’une des peintures de Pekka Halonen, il a peint son jardin et donc ensuite je suis allée voir le jardin et j’ai bien trouvé l’endroit !

J’ai poursuivi par un petit arrêt au chalet de Aleksi Kiven, c’est le cottage où il est décédé. À cette époque là il n’était pas connu ni même apprécié des finlandais mais à sa mort il a eu un grand succès. Il est considéré comme le père de la littérature finnoise. Le chalet est microscopique, gratuit à la visite et en fait il était venu ici, dans le chalet de son frère qui vivait avec ses quatre enfants et sa femme, pour terminer sa vie car il était malade. Il y a donc vécu 10 mois et est mort le 31 décembre 1872 à l’âge de 38 ans. Son frère était agriculture donc passait beaucoup de temps à l’extérieur, sa femme et ses enfants aussi j’imagine mais je ne sais pas comment il faisait pour manger et dormir à aussi nombreux dans un si petit espace !!!

Et enfin dernière halte : à la pharmacie ! Et oui je n’en peux plus de me faire bouffer par les moustiques à chaque instant où je mets le pied dehors. Je savais déjà qu’ils appréciaient bien mon sang mais franchement qu’est ce que c’est pénible. En plus de cela il y a un pollen que je ne tolère pas, je ne sais absolument pas lequel (Anne-Mari avait eu l’allergie en avril et moi rien donc voilà c’est mon tour cette fois-ci) mais du coup il m’arrive d’éternuer quatre ou cinq fois de suite. Je n’ai pas tellement les yeux qui me piquent mais par contre la gorge qui gratte oui 😜. Donc tout ça pour dire que j’ai acheté une crème pour les piqûres de moustique, c’est un gel qui sent trop bon genre menthe ou un truc du genre mais quand je l’ai ouvert y a tout qui est sorti 🤣 et puis par contre pour u tube de 30mL j’ai dû payer 5,30€ … et je voulais de la crème solaire mais à 25€ le tube j’ai ravalé ma salive !
MA NUIT TRÈS MOUVEMENTÉE DE MERCREDI À JEUDI
Il faut savoir que mercredi il a fait chaud mais chaud et surtout très très lourd. Déjà mardi le niveau était élevé mais malgré le petit vent mercredi, c’était difficile de faire quelque chose sans suer. Il a dû faire jusqu’à 26°C. Le soir venu, je suis allée me coucher comme d’habitude et dans ma chambre il faisait super super chaud mais j’ai quand même réussi à m’endormir. Il était quasiment minuit. Et vers 3H25 du matin matin je me suis réveillé trempée avec une grande soif et une chaleur insoutenable dans la chambre. Malheureusement j’avais terminé ma bouteille d’eau la veille et j’avais oublié de la remplir et quand je m’en étais rendu compte il était déjà trop tard pour que j’aille dans la maison. Alors j’ai fait comme d’habitude, j’ai refermé mes yeux et je me suis dit que ça allait passer.
Sauf que d’un coup j’ai senti mon cœur s’accélérer j’avais la sensation d’étouffer, j’ai donc pris mon téléphone, j’ai regardé si l’alarme était enclenchée, non donc je pouvais sortir sans inconvénient ! Entre temps j’avais ouvert la fenêtre mais ça ne faisait pas d’appel d’air. J’ai ouvert la porte et là grosse vague de fraicheur sur moi j’étais refaite. Cependant le robinet extérieur ne fonctionnait pas donc j’ai pris mes clefs et délicatement j’ai tenté d’ouvrir la porte de la maison, j’ai éviter de marcher sur la grille et je suis allée remplir ma gourde. Je n’ai pas osé faire couler l’eau avant donc l’eau n’était pas complètement fraîche mais au moins j’avais à boire.

Je suis retournée dans ma chambre chercher mon téléphone pour prendre le ciel en photo car la luminosité était quelque peu étrange et puis en fait ici ok le soleil se coucher vers 22H50 et se lève vers 3H50 mais en fait il fait quand même très clair. Et puis cette fois-ci je suis retournée dans ma chambre qui avait un peu pris le frais mais vraiment pas grand chose. Je me suis allongée pour me rendormir mais c’était impossible j’étais trop énervée, j’avais chaud alors je me suis assise et j’ai lu mon livre. Au bout de trente minutes je sentais mes yeux qui tombait alors j’ai fermé le livre, je me suis allongée et je me suis à nouveau endormi. Malheureusement la suite jusqu’au réveil à 7H15 n’a pas été de tout repos !

Le reste de la nuit a été perturbé de violents orages, je crois que je n’avais jamais entendu le tonnerre faire autant de bruit, je me suis demandée si certains éclairs n’étaient pas tombés sur des arbres ou des câbles électriques car vraiment c’était puissant. Et pour aller bien avec, il pleuvait comme vache qui pisse ! Le lendemain matin le temps n’était pas au beau fixe, il pleuvait encore, il faisait légèrement frais mais pas de quoi sauter au plafond ! 19°C le matin donc j’étais déjà en short et en t-shirt malgré la pluie. En discutant avec Tatu, il m’a aussi dit qu’il avait très mal dormi à cause de la chaleur et de l’orage donc assez rassurant 😊.

MON DERNIER WEEK-END ALONE À LA MAISON

Nous sommes le week-end de l’été et ici il a une grande importance, déjà une grande partie des adultes sont en vacances, les enfants eux le sont tous et puis c’est un week-end de trois jours. (pour vous dire combien c’est important c’est que pendant les trois jours quasi tout est fermé et nous n’avons pas eu de journal de tout le week-end !!!) En finnois ce long week-end est la Juhannus. Le vendredi précédent (soit ce vendredi 19 juin) le solstice d’été est toujours férié et c’est là qu’ont lieu les grandes festivités. La plus part des familles vont passer le week-end dans leur cottage d’été, c’est le cas pour ma famille. Anne-Mari est parti mercredi soir avec les filles et Tatu jeudi soir avec les garçons. Pour fêter cette arrivée de l’été, la journée la plus longue, l’absence de nuit, ils font brûler un énorme tas de bois (signe qu’on n’en a plus besoin pour les quelques mois à venir) qu’il nomme kokko et en même temps ils sont autour à discuter et boire de la bière ! Cette nuit là, ils vont dans le sauna et se fouettent avec des branches de bouleau fraîches et puis sautent dans le lac, les plus vaillants ne dormiront pas de la nuit. Plusieurs de mes copines au pair ont été invitées par leur famille d’accueil pour ce week-end et donc un peu compliqué pour moi de trouver de la compagnie mais Saki est dans le même cas que moi donc dispo !

Vendredi matin, j’ai commencé par continuer la rédaction de cet article qui j’ai l’impression ne va jamais se terminer 😅, j’ai cuisiné, fait tourner des machines, appelé ma maman pour son anniversaire et puis après un bon repas tard je me suis mis aux bagages ! Toute la semaine j’ai résister à ne pas commencer car je savais que ça me prendrais du temps, de la réflexion et donc beaucoup de bazar dans ma chambre 🙈. Au final, après 2h de pliage, tri, photos, casse-tête et pesée : la première valise était bouclée. Ma valise verte que j’avais donc emportée avec moi à l’aller contient tout ce que normalement je n’aurais pas besoin pendant mes quinze premiers jours en France et elle ne pèse même pas 23kg ! La seconde valise est vide pour le moment, j’ai un petit tas de chose à mettre dedans, et l’ensemble de mes « petits » fringues logent dans ma valise cabine qui ne pèse pas non plus un bras 😊.

A la suite de cela j’ai repris un peu la lecture de mon livre, il me reste encore bien 300 pages à lire avant mercredi soir prochain 🤞 et ensuite bonne douche et direction l’hôtel Gustavelund pour regarder le feu brûlé avec Saki. Nous nous étions donné rendez-vous sur le parking de l’église à 19H30, pour 20H00, il y avait du monde car il y avait un petit bar et les gens étaient là pour se retrouver. À cet endroit il y a aussi un ponton où il est possible de louer des paddles ou des barques et puis sur une avancée il y avait un gros tas de déchets de bois en tous genre (palettes, branches) et les gens attendaient. Quelqu’un a démarré le feu, mais genre en mode incognito et tout et d’un coup s’était parti (en France il y aurait eu un décompte, des applaudissements mais là rien du tout 😆). Il y avait un camion de pompiers et six pompiers pour encadré l’évènement et sur la fin ils ont calmé le brasier. Une fois que nous avions vu le feu partir, pris quelques photos, nous sommes allées nous asseoir un peu plus loin à l’ombre pour discuter. Nous ne pouvions pas nous approcher du feu, c’était assez sécurisé.

Il était déjà l’heure de partir et de nous rendre à Lammaskallio (qui veut dire mouton et rocher mais en gros c’est un lieu dit avec une ferme de moutons), c’est Saki qui m’avait parlé de cet endroit où il faisait brûler le kokko mais seulement à 22H00 (une amie et mère d’accueil lui en avait parlé). Nous n’étions pas bien sûre de l’endroit car aucune voiture, rien à l’horizon et puis un couple est arrivé à vélo nous demandant si nous étions là pour le kokko et eux connaissaient un peu mieux alors nous les avons suivis et en effet derrière sur la colline les gens étaient là. C’était beaucoup plus familial, environ 20 personnes, le feu venait de démarrer, Saki connaissait plein de monde, j’ai enfin pu rencontrer Anu et nous sommes allées nous installer prêt du brûlot. Les couleurs du coucher de soleil était magnifiques, le ciel brûlait avec le feu ! Voilà une super journée qui s’est achevée (et moi qui pensais ne rien trouver à voir, ces finlandais sont tellement formidable 🥰). Certaines filles se confectionnent aussi des couronnes de fleurs pour l’occasion.


Deuxième jour du week-end, bien épique ! J’ai commencé la journée par une séance de lecture puis une séance de sport et enfin direction Prisma pour faire quelques courses pour ce midi et des emplettes pour remplir ma valise 😜. Sauf qu’en revenant j’ai posé un paquet de courses dans la cuisine, je suis allée fermer le coffre de la voiture et j’ai fait le tour de la maison pour déposer mon bouquet de fleurs sur la table de la terrasse pour m’en occuper. En revenant devant la porte, celle-ci avait été fermée par le vent, avec mes clefs à l’intérieur et oui malgré 11 mois ici, je ne suis toujours pas habituée je ne l’avais pas déverrouillé donc je me retrouvais coincé dehors MAIS avec ma chambre d’ouverte ! Il était 11H50 … J’ai fait tout le tour de la maison pour vérifier si je n’avais pas laissé une porte ouverte mais non et puis j’ai dû appeler Anne-Mari pour lui expliquer le problème (ça m’étais déjà arrivée cet hiver mais sous un orage diluvienne et les cheveux plein d’huile de coco), ils n’ont toujours pas de clef de secours alors Tatu est bien gentiment venue m’ouvrir la porte. Ils étaient au cottage pour le week-end je vous rappelle, soit à 1H45 de route … Il est arrivé vers 14H15 il me semble, est resté 1h et il est reparti.

Il était prévu que Saki vienne manger à la maison donc elle est venue mais avec de l’eau, des couverts et un peu plus à manger 😜. Elle m’avait apporté une boîte avec de la nourriture japonaise, c’était délicieux. Nous avons donc patienté en discutant. Avant qu’elle arrive j’avais réussi à couper toutes les tiges de mes fleurs mais je n’avais pas de vase évidemment mais j’ai trouvé une botte de pluie devant la porte de la salle de bain, je les ai mise de dans et j’y ai versé le reste de ma gourde … en attendant de les transvaser dans mieux et avec plus d’eau surtout ! Par contre, déjà qu’en ce moment j’ai l’allergie à un pollen mais alors là avec les fleurs ça a juste été une catastrophe 😔 mais il est magnifique donc je suis trop contente.
Une fois la porte ouverte, je suis allée chercher les bières dans le frigo, le dessert et nous nous sommes installées dans l’herbe dans le jardin, à l’ombre. Nous devions aller chez Anu mais comme nous avons tardé à cause de la porte, elle nous a prévenu qu’elle partait donc nous ne pouvions pas venir. On verra donc demain ! Saki est partie vers 17H30.
J’espère que cet article vous a plu et je vous dis et à la semaine prochaine pour un nouvel article.
🌹 MARION 🇫🇮


















































Bonjour,
Article très intéressant, que de belles découvertes avant ton départ…..
Très belles photos.
Bisous
J’aimeJ’aime